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Deux derniers pèlerins américains sont arrivés le 20 novembre de  la ville de CHARLESTON en CAROLINE DU SUD (USA).




                                                          
L'équipe des 7 bénévoles responsable de l'acceuil des Pélerins (de gauche à droite) : Bernadette, Bernadette, Jean-Jacques, Évelyne, Madeleine, Jean-Michel et Claude.

 

«Merveilleux accueil », « Hôtes enthousiastes », « On se sent comme à la maison », « Ce n'est pas tous les jours que l'on trouve un gîte comme celui-là ». Les compliments pleuvent sur le livre d'or de l'accueil pèlerin communal de Tannay.














De belles récompenses pour Jean-Michel, Bernadette, Évelyne, Bernadette, Jean-Jacques, Madeleine et Claude, les sept bénévoles qui ne ménagent pas leurs efforts pour rendre ce lieu des plus agréables.

Des aménagements réalisés grâce à des dons

Dans l'ancien logement du médecin au 17, rue Émile-Regnault, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, contre une participation de 10 €, ont à leur disposition une cuisine (avec plaques électriques, réfrigérateur, cafetière) et trois chambres pouvant accueillir chacune quatre personnes.
Des aménagements réalisés uniquement à partir de dons. « Nous serions à la recherche de sommiers », rigole Jean-Michel, l'un des initiateurs du projet, après avoir fait le chemin de Vézelay à Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013.
Le retraité explique qu'il « a vu la nécessité des gîtes. Tannay est le premier depuis Vézelay, sur la via Lemovicencis. Nous nous trouvons aussi sur le GR654 ». Alors il a « colporté l'idée » auprès de ses amis et de la mairie. Au début de l'année, à la suite du départ du médecin, la municipalité a pris la décision d'ouvrir cet accueil. De nombreuses demandes arrivaient au secrétariat de mairie et il était impossible d'y répondre.
Depuis l'ouverture, ce ne sont pas moins de soixante-dix pèlerins qui sont passés. « Il y avait un vrai besoin », appuie Bernadette. Et Madeleine de compléter : « Il y a déjà eu un soir où nous en avons eu huit. Dimanche et lundi, ils étaient cinq ». « Nous avons reçu des Irlandaises, des Néo-Zélandais, des Belges, des Allemands, des Anglais, mais la majorité est française », indique Évelyne, assise devant une carte de France reprenant le parcours du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et où des punaises ont été plantées pour représenter le lieu d'origine des personnes hébergées.
Pour les accueillir, les bénévoles se relayent. Ils sont "d'astreinte ", à tour de rôle, en duo le plus souvent, pendant une semaine. « Comme je suis à la retraite, j'ai le temps », raconte Bernadette qui, comme ses acolytes, se charge d'accueillir les pèlerins à leur arrivée et de leur offrir un petit rafraîchissement. De l'eau et du sirop sont en bonne place dans le frigo, une collation bien méritée après 20 km de marche.

« On fait comme à la maison »

Puis, le lendemain matin, après le départ des pensionnaires, en général vers 8 h 30, place au ménage. « Nous tenons à ce que ce soit propre », appuie Évelyne. « On fait comme à la maison ». Et tout cela sans aucune contrepartie, seulement par altruisme, car « il s'agit d'une régie communale », explique Jean-Michel. « Ce qui veut dire que les bénéfices reviennent à la commune. »
Actuellement, les pèlerins sont nombreux sur les chemins et cela devrait durer jusqu'à fin septembre. Les sept bénévoles espèrent que, d'ici là, le bouche à oreille aura fait son chemin. Pour pouvoir bénéficier du gîte, les marcheurs doivent présenter leur créanciale ou crédantiale, le carnet du pèlerin, religieux ou non.